Un VPN gratuit doit bien gagner de l'argent quelque part : publicité, pistage ou version limitée. Un VPN payant vous fait payer le service lui-même. Avant de choisir, posez six questions : qui gère les serveurs, ce qui est enregistré, si tout votre trafic passe dans le tunnel, ce qu'il fait d'un site dangereux, ce qui se passe si le tunnel tombe, son prix et la façon de le résilier.
Un VPN gratuit est-il dangereux ?
Pas forcément. Mais une étude universitaire publiée en 2016 (Ikram et coll., conférence IMC) a examiné 283 applications VPN pour Android, relevées sur Google Play en septembre 2015. Elle a trouvé que :
- →18 % ne chiffraient pas le tunnel, alors qu'elles promettaient l'anonymat et la sécurité ;
- →parmi les applications au service gratuit qui promettaient de protéger la vie privée, 75 % contenaient au moins un outil de pistage d'une autre société ;
- →38 % étaient signalées par au moins un antivirus sur VirusTotal, et 4 % par plus de cinq ;
- →deux injectaient du code dans les pages visitées, pour la publicité et le pistage.
Ces 283 applications étaient toutes gratuites à installer, mais 153 d'entre elles faisaient payer leur service dans l'application, le plus souvent par abonnement : l'étude ne vise donc pas seulement les VPN gratuits. Elle date de 2016 : elle montre ce qu'il faut vérifier, pas l'état actuel de chaque application.
Que vérifier avant de choisir un VPN ?
- →Qui gère les serveurs ? Le VPN voit passer tout votre trafic : vous déplacez votre confiance de votre opérateur vers lui.
- →Qu'est-ce qui est enregistré, et combien de temps ?
- →Tout votre trafic passe-t-il dans le tunnel ? Certains VPN laissent fuir les demandes de noms de sites (DNS).
- →Que fait-il d'un site dangereux ? Rien, il vous prévient, ou il en empêche l'ouverture.
- →Que se passe-t-il si le tunnel tombe ? Avec une « coupure de sécurité » (en anglais kill switch), Internet s'arrête ; sans elle, la connexion continue sans VPN.
- →Combien coûte-t-il, avec ou sans essai, et comment le résilier ?
Que fait le VPN de Trasimène ?
En octobre 2026 :
- →19 pays : France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse, Pologne, Finlande, États-Unis, Canada, Brésil, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Indonésie, Inde, Qatar, Australie, Afrique du Sud. Vous choisissez le pays.
- →WireGuard, un protocole de VPN moderne.
- →Des serveurs hébergés chez Google Cloud et administrés par Trasimène, sans fournisseur de VPN intermédiaire.
- →Des données illimitées.
- →Les sites dangereux : dans le tunnel, le résolveur DNS de Trasimène compare les noms de sites que demande votre téléphone à ses listes de sites d'hameçonnage, de logiciels malveillants et de serveurs pirates, mises à jour chaque jour, et vous signale dans l'application les sites dangereux contactés. Il ne les bloque pas. La résolution des noms est confiée à Quad9 (9.9.9.9), un service suisse, qui écarte de son côté les domaines malveillants qu'il connaît. Ni l'un ni l'autre ne bloque les publicités ni les traceurs.
Qu'est-ce que Trasimène enregistre quand vous utilisez le VPN ?
Trasimène ne garde pas la liste des sites que vous visitez. Il enregistre :
- →l'historique de vos connexions VPN : serveur utilisé, adresse attribuée dans le tunnel, heures de connexion et de déconnexion ;
- →le volume de données envoyé et reçu, mois par mois, pendant 13 mois ;
- →les sites dangereux ou publicitaires que votre téléphone a contactés, avec leur nombre, pendant 48 heures ;
- →les noms de sites inexistants que votre téléphone appelle en boucle (un signe possible de logiciel malveillant), seulement les plus répétés, pendant 48 heures ;
- →des chiffres sur vos connexions (leur nombre, les ports utilisés, leur durée) et sur la forme des noms demandés (par exemple leur longueur), sans aucune adresse ni aucun nom de site, pendant 48 heures au plus.
Le VPN de Trasimène s'active-t-il tout seul ?
Oui, si l'option est activée (c'est le réglage de départ) :
- →Android : il se reconnecte au dernier pays choisi quand la surveillance de Trasimène démarre, si vous êtes abonné et avez accepté la demande VPN d'Android ;
- →iPhone : il se reconnecte sur tous les réseaux, Wi-Fi ou données mobiles.
Il ne choisit pas selon le type de réseau : il ne s'allume pas « seulement sur les Wi-Fi publics ». Sur iPhone, si le tunnel tombe, la connexion continue sans VPN : il n'y a pas de coupure de sécurité.
Combien coûte-t-il ?
3,99 € par mois ou 39,99 € par an, sans engagement et sans essai gratuit, avec un seul appareil connecté à la fois par compte. Il se résilie à tout moment là où vous vous êtes abonné. Tout le reste de Trasimène est gratuit.
Avez-vous besoin d'un VPN tout le temps ?
Pas forcément. La plupart des sites chiffrent déjà vos échanges (le cadenas HTTPS). Un VPN sert surtout sur un réseau auquel vous ne faites pas confiance, et pour cacher à ce réseau les sites que vous visitez. Sur ce sujet, lisez aussi nos articles « Trois mythes sur les VPN qu'il faut arrêter de répéter » et « Le Wi-Fi de la gare est-il vraiment dangereux en 2026 ? ».
Gratuit ou payant, un VPN se juge sur des faits : qui le gère, ce qu'il garde, ce qu'il chiffre, ce qu'il fait d'un site dangereux. Posez ces questions à n'importe quel VPN, y compris au nôtre.
- Ikram, Vallina-Rodriguez, Seneviratne, Kaafar & Paxson, An Analysis of the Privacy and Security Risks of Android VPN Permission-enabled Apps, ACM Internet Measurement Conference (IMC) 2016, CSIRO Data61 & ICSI: 283 apps collected in September 2015
- Quad9, "Threat Blocking": malicious domains are not resolved; "Quad9 does not block advertisements or web trackers" (Quad9, Zürich, Switzerland)
- Google Transparency Report, HTTPS encryption on the web
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